Épisode 6 - Mariéva Chalvin, Diyarbekir (kurde)
Mariéva Chalvin est traductrice du turc. Spécialisée dans les littératures turques et kurdes, elle a traduit, pour le 7e numéro de la revue Café, qui a pour thème “Résistances”, un texte de Rojen Barnas.
Rojen Barnas est un poète Kurde né en 1944 près de Diyarbekir, la plus grande ville du Kurdistan du Nord, dans les frontières actuelles de la Turquie.
Après le démantèlement de l’Empire ottoman à l’issue de la première guerre mondiale et à la redéfinition des frontières de la région, le peuple kurde s’est retrouvé divisé entre l’Iran, l’Irak, la Turquie et la Syrie ; ces quatre pays ont nié les droits des kurdes, et même parfois tenté de les éliminer physiquement. La Turquie a longtemps interdit les langues, les chansons et la culture kurde.
C’est dans ce contexte que Rojen Barnas s’est mis à écrire dans sa langue natale, le kurmandji. Le fait même de publier un texte en langue kurde constitue un acte de résistance en soi.
Mariéva Chalvin s’apprête à nous lire un poème intitulé “J’ai gravé mon nom sur les murailles de Diyarbekir”, qui fait partie du premier recueil de Rojen Barnas, publié en 1979 dans une Turquie où la langue kurde était interdite.
C’est un poème de résistance, traduit et lu en kurde puis en français par Mariéva Chalvin.
Cet épisode contient plusieurs extraits de la chanson "Bircên Diyarbekir", de Ciwan Haco, qui interprète et met en musique le poème de Rojen Barnas.
Pour écouter l'intégralité de la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=o49LLBzOhuA&list=RDo49LLBzOhuA&start_radio=1
Ce podcast est réalisé et monté par Roxane Nabavian, au festival Vo-Vf, en collaboration avec la Revue CAFÉ - Collecte Aléatoire de Fragments Étrangers.
Musique originale : AZËL
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