#8 - Protection sociale : et si l'anticipation remplaçait la réparation ? (avec Laurence Paré, Responsable des Relations Experts-Comptables)
Le dirigeant protège ses salariés contre l’arrêt de travail, l’invalidité… Et pour lui-même ? Il verra plus tard. Étrange paradoxe.
Trop souvent, nous sommes dans une logique de protection sociale curative.
C’est l’un des sujets dont j’ai parlé avec Laurence Paré, responsable des relations experts-comptables pour l’Alliance Klesia Generali, dans ce nouvel épisode d’Au cœur de la protection sociale.
Le dirigeant connaît ses obligations envers ses salariés. Il veille à leur couverture. Il sécurise son entreprise. Mais lorsqu’il s’agit de sa propre prévoyance, la décision peut attendre.
Et le jour où ça ne peut plus attendre ? Aïe…
C’est pourquoi Laurence défend une approche fondée sur l’anticipation, avec deux regards complémentaires : celui de l’expert-comptable, qui connaît l’entreprise et son dirigeant, et celui du spécialiste de la protection sociale, qui peut identifier les carences et construire la couverture adaptée.
L’anticipation consiste aussi à aller au-delà des obligations conventionnelles pour faire de la protection sociale un outil d’attractivité et de fidélisation : prévoyance, retraite, intéressement, épargne salariale… Demain, l’IA pourrait même nous aider à anticiper davantage. En détectant plus rapidement les écarts de conformité et en automatisant une partie des contrôles.
Passer du curatif au préventif en protection sociale : c’est le fil rouge de cet échange passionnant avec Laurence, que je remercie.
Bonne écoute,
Bruno Chrétien
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