Agoraphobie : le piège de l’objet contraphobique
Et si ce n’était pas la peur qui nous enferme… mais tout ce qu’on met en place pour l’éviter ?
Sujet de l’épisode :
Oui, je sortais seule. Oui, je faisais mes petits trajets du quotidien. Sur le papier, ça ressemblait à une victoire. Mais dans les faits… j’avais encore une béquille invisible : mon téléphone.
Toujours chargé. Toujours vérifié. Toujours prêt à “me sauver” en cas de problème.
Et c’est là que ma psy a mis le doigt sur quelque chose que je n’avais pas du tout vu venir : même en avançant, je nourrissais encore ma peur. Prise de conscience essentielle.
Pourquoi c’est important ?
Parce que si vous vivez avec de l’anxiété — que ce soit de l’agoraphobie ou autre chose — il y a de grandes chances que vous fassiez exactement la même chose que moi sans vous en rendre compte.
On met en place des stratégies pour se rassurer. Et sur le moment… ça marche.
Mais à long terme ?
Ça maintient la peur bien en place.
Dans l’agoraphobie, le cœur du problème, ce n’est pas juste “sortir”.
C’est cette sensation terrifiante de ne pas pouvoir s’échapper… ou de ne pas être aidé si quelque chose arrive
Et du coup, notre cerveau devient ultra créatif pour éviter ce scénario catastrophe.
👉 On prend quelqu’un avec nous
👉 On garde son téléphone
👉 On repère les sorties
👉 On évite certaines situations
Aller jeter la poubelle : il y avait mille scénarios possibles :
“Et si je fais un malaise ?”
“Et si personne n’est là pour m’aider ?”
“Et si je perds le contrôle ?”
Et ce qui est fou, c’est que ces sensations sont très réelles.
Vertiges, cœur qui s’emballe, impression de s’évanouir… tout ça fait partie des symptômes classiques des crises d’angoisse
Donc forcément… on y croit.
Et c’est là que le piège se referme :
👉 plus on évite
👉 plus on se protège
👉 plus le cerveau se dit “ok, ce danger est réel”
Et plus la peur grandit.
Ce que j’ai compris
À ce moment-là, j’ai réalisé un truc hyper important :
👉 Je n’avais pas peur de sortir
👉 J’avais peur de ce que je pensais qu’il allait m’arriver
Et ça, c’est une énorme différence.
Parce que ça veut dire qu’on peut travailler dessus.
Petit à petit, j’ai commencé à me poser des questions.
Pas pour me rassurer.
Mais pour comprendre.
Pourquoi j’ai peur de faire un malaise ?
Est-ce que ça m’est déjà arrivé ?
Et si ça arrivait… est-ce que ce serait forcément grave ?
Est-ce que je suis vraiment incapable de gérer seule ?
Une fois que l’on comprend une partie du chemin est faite.
📚 Les ressources mentionnées :
Épisode 11 : Un objet contraphobique c’est quoi ?
Épisode précédent : Description TRÈS détaillée d’un protocole de TCC
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