La Danse macabre de l'église des Dominicains de Strasbourg. Deuxième partie par Anne Vuillemard-Jenn
Si l’auteur de la Danse macabre de Strasbourg et sa datation furent longtemps inconnus, véhiculant plusieurs controverses, il a fallu attendre 1961 pour que l’historien Francis Rapp (1926- 2020) mette fin au débat, en sortant de l ’oubli des archives dominicaines le contrat détaillé conclu le 11 octobre 1474 entre le prieur Jean Wolfhart et le peintre Léonard (ou Liehnart) Heischer (avant 1447-avant 1493).
Ce dernier dut réaliser cette peinture murale dans un court délai (9 mois). L’oeuvre devait être terminée pour le 25 juin 1475. Les travaux furent entrepris avec l’aide de 2 compagnons au vu de les différences stylistiques dans la qualité de la représentation.
Anne Vuillemard-Jenn poursuit dans cette deuxième partie l’exposé de sa communication, en développant l’activité de son auteur et de son style ainsi que les points d’originalité de la peinture murale :
« C’est à partir de la seconde scène que la spécificité de la Danse macabre strasbourgeoise s’affirme. Au lieu de l’habituelle alternance d’un mort et d’un vif, d’un laïc et d’un religieux, une composition moins rigide se développe, mettant en scène non plus une mort individuelle mais en groupe... [et] s la rupture de l’alternance entre vivants et trépassés au profit du groupe, soulignant l’impuissance de l’homme à soustraire ses proches à cette échéance ».
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Illustration:
Détail lithographie Relevé de la cour de la reine de la
Danse macabre (Bibliothèque nationale et universitaire de
Strasbourg, NIM25356).
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