#1
De l’autodidacte au million d’utilisateurs
01:20
#2
L'aventure iMazing: de l'outil "hacky" à la solution professionnelle
22:41
#3
IA générative: générer du code ou de la dette technique
37:00
#4
IA agentique: ne pas casser l'humain
47:22
#5
Questions flash !
01:04:34
Ce que change vraiment l’IA pour les développeurs | Jérôme Bédat, iMazing
🎙️ Dans ce nouvel épisode #TechTalk, Jérôme Bédat, fondateur de DigiDNA, incarne une figure familière de l’innovation romande: celle de l’autodidacte qui apprend d’abord seul, expérimente tôt, puis transforme une intuition technique en aventure entrepreneuriale durable. À 8 ans, pendant que d’autres assemblent des Lego, lui reformate déjà des disques durs sous MS-DOS. Une génération plus tard, ce geste pionnier raconte presque à lui seul une époque où l’informatique relevait encore du terrain d’exploration, à mi-chemin entre bricolage, curiosité et science-fiction.
Son parcours éclaire aussi une autre réalité: avant les filières bien balisées, il y avait les forums, les manuels, les nuits à chercher et cette débrouillardise qui a formé toute une génération de bâtisseurs du numérique. C’est dans cet esprit qu’est née DigiDNA, d’abord avec un besoin simple, presque trivial en apparence, mais redoutablement concret: redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs fichiers sur les appareils Apple. De DiskAid, parmi les premiers logiciels au monde permettant de copier rapidement des fichiers entre un appareil iOS et un Mac ou un PC, à iMazing, devenu au fil des itérations une référence pour des millions d’utilisateurs, l’histoire illustre parfaitement ce que le logiciel fait de mieux: résoudre un vrai problème utilisateur, avec élégance, efficacité… et une certaine audace héritée de ce web des années 2000.
Mais l’intérêt de cet échange va plus loin que la success story. Il raconte aussi le glissement d’un produit très B2C, né dans l’âge d’or du smartphone, vers des usages de plus en plus professionnels, structurés, critiques même: sauvegarde locale, gestion avancée des données, extraction d’informations pour les secteurs juridiques ou administratifs, configuration de flottes d’appareils, nouveaux besoins autour de la souveraineté numérique. À mesure que les frontières entre vie privée et vie professionnelle se brouillent, les outils eux aussi changent d’échelle.
Et puis il y a l’éléphant dans la pièce: l’IA générative. Sur ce point, l’analyse de Jérôme Bédat est précieuse parce qu’elle part du réel, du code, du produit, du quotidien d’une équipe de développement. Oui, l’IA peut faire gagner un temps spectaculaire. Oui, elle peut produire des «petits miracles». Oui, elle commence à transformer la manière de concevoir le logiciel, jusqu’à doubler potentiellement la productivité sur certaines tâches. Mais non, tout n’est pas automatisable, ni souhaitable. Car derrière la promesse du «vibe coding» surgissent déjà d’autres enjeux: l’art du prompting, la dette technique, la revue de code, la responsabilité humaine… et même la fatigue cognitive de celles et ceux qui doivent contrôler ce qu’une machine produit à grande vitesse.
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🦸🏻♂️ INTERVENANT : Jérôme Bédat, Founder & CEO de DigiDNA
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