Stéphane Gil : «Je ne suis pas client des spectacles froids qui mettent le public à distance»
Stéphane Gil : «Je ne suis pas client des spectacles froids qui mettent le public à distance»
Ancien co-directeur du Théâtre de la cité, le Centre dramatique national de Toulouse, Stéphane Gil a pris la direction du Domaine d’O -établissement public fusionnant le Printemps des Comédiens et les spectacles à l'année du domaine-, début septembre. Gestionnaire avisé, rationnel et raisonnable, c’est un profil radicalement différent du comédien Jean Varela, qui avait porté le Printemps des Comédiens à un niveau d’incandescence inégalé mais laissé une maison en souffrance financière.
Avec Stéphane Gil, qui reçoit dans un petit bureau spartiate, c’est la fin des délégations coûteuses notamment pour la programmation du domaine qu’il va assurer seul, en défendant «un théâtre de l’émotion» avec la metteuse en scène Lorraine de Sagazan, en modèle. Même s’il relègue le label «Cité européenne du théâtre» en sous-titre, le domaine d’O préserve la ligne éditoriale de son prédécesseur sur le théâtre et «les arts associés» (marionnettes, cirques, arts de la rue).
La marque possible de ce mandat de 3 ans : l’hospitalité, une refonte de la relation avec les spectateurs et spectatrices, la défense de ce qu’on appelle « les droits culturels » avec la constitution d’«un comité de citoyens et de spectateurs».
Entretien : Valérie Hernandez
Réalisation William Balfour
Musique choisie par Stéphane Gil : Ce soir je sors, Clarika et 4 degrees, Anohny.
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