Régis Penalva : «Si la littérature disparaît au profit d’un agenda idéologique, on se passera des éditions Bolloré»
Régis Penalva : «Si la littérature disparaît au profit d’un agenda idéologique, on se passera des éditions Bolloré»
«Les festivals littéraires se portent bien en France» et la Comédie du Livre ne fait pas exception, dans le cadre «d’une événementialisation de la vie litttéraire» confie le directeur de la Comédie du livre. Juste avant son lancement par une rencontre avec l’écrivaine ukrainienne, Sofia Andrukhovych, Régis Penalva évoque l'actualité du livre. D'abord les difficultés de Sauramps, dont il a été un libraire, qui a manqué, selon lui, «d’une stratégie de long terme». A propos de l’affaire Grasset, et du départ massif d’auteurs hostiles à la main mise de Vincent Bolloré, il n’exclut pas de se passer de l’ensemble des éditeurs d’Hachette.
La signature Penalva
L’intérêt pour la littérature étrangère, une grande diversité éditoriale et une présence en force de l’édition indépendante constituent une signature Penalva. «Je vous mets au défi de trouver un autre grand festival littéraire qui affiche plus 36% de livres présentés en rencontres relevant de l’édition indépendante». Egalement une féminisation de la programmation, avec de nombreuses autrices et dessinatrices particulièrement «mises en avant».
Enfin Régis Penalva livre deux de ses coups de cœur : la montpelliéraine Eléa Marini, Le ciel l’a mauvaise (L’Olivier), et Huysmans vivant de Agnès Michaux (Le Cherche-Midi).
Entretien Valérie Hernandez, réalisation William Balfour.
La Comédie du Livre du 15 au 24 mai. Rens, ici.
Son budget s'élève à 800 000 euros.
Les musiques ont été choisies par Régis Penalva lui-même : Magnolias for everde Claude François et Le reste de Clara Luciani.
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