Quand on n’a plus le droit de sentir : ces anesthésiants émotionnels qui nous tiennent debout
On parle souvent des émotions, de ce qu’elles déclenchent, de ce qu’elles révèlent. Mais il existe un mécanisme beaucoup plus discret, presque invisible, et pourtant extrêmement fréquent : les anesthésiants émotionnels.
Un anesthésiant émotionnel, ce n’est pas quelque chose de négatif. C’est souvent une stratégie de survie. Tout ce que l’on met en place, parfois sans s’en rendre compte, pour ne pas ressentir trop fort, pour éviter de s’effondrer et continuer à avancer malgré la douleur.
Ça peut être se suradapter, tout contrôler, remplir son agenda, rationaliser à l’extrême, se couper de ses ressentis ou se répéter que “ça va aller” quand, en réalité, ça ne va pas. Dans les parcours d’attente et d’incertitude, ces mécanismes deviennent presque automatiques. On serre les dents, on met un couvercle, et le corps obéit… jusqu’à saturation.
Car ce que l’on n’exprime pas émotionnellement ne disparaît jamais. Ça se déplace, ça se fige, ça s’imprime dans le corps sous forme de fatigue, de tensions, d’irritabilité, d’épuisement. Le problème n’est pas d’avoir mis ces protections en place. Elles ont permis de tenir. Le risque, c’est d’y rester enfermée trop longtemps.
Un corps anesthésié se protège. Mais un corps qui se protège en permanence n’est plus totalement disponible pour accueillir la vie.
🎧 Radio Monaco Feel Good
🧠 Développement personnel | Neurosciences | Bien-être
📅 Du lundi au vendredi | 9h – 12h
🎙️ Écoutez nos podcasts
🔗 Retrouvez-nous sur Instagram
📬 Contact : g.testaverde@radio-monaco.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Powered by Ausha 🚀