L'invité du 7h | 16 octobre 2026 | Jean-Luc Romero-Michel
Il y a 40 ans, apprendre qu’on avait le sida, c’était presque toujours apprendre qu’on allait mourir. Aujourd’hui, un traitement permet de vivre avec le virus et une personne bien soignée ne le transmet plus. Alors oui, la médecine a gagné une bataille. Mais l’épidémie, elle, n’est pas terminée. En Guyane, plus d’une personne sur 100 vit avec le VIH. Le paradoxe, c’est que la Guyane est aussi le département qui dépiste le plus. Les tests se multiplient, et pourtant le virus continue de circuler. Et ce qui est vrai ici l’est aussi, à une autre échelle, partout dans le monde. L’an dernier, plus d’un million de personnes ont été contaminées, 570 000 sont mortes du sida. C’est deux fois moins qu’il y a 15 ans. Mais avec la baisse des financements internationaux (en particulier américains), l’ONUSIDA parle de la crise la plus grave depuis le début de la mobilisation mondiale. L’objectif fixé pour 2030 (d’en finir avec l’épidémie) paraît de plus en plus loin. Y compris en France, où l’on découvre encore environ 5 000 séropositivités chaque année. Notre invité, lui, veut encore y croire. Ces 40 dernières années de lutte, il les a traversées comme militant, comme élu, et à titre personnel. Il est en Guyane cette semaine, et participe cet après-midi à une table ronde avec des élus et des associations, à la mairie de Cayenne.
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