L'invité du 7h | 09 octobre 2026 | Camille Cêtre
Il y a des mots qu'on prononce rarement à voix haute. « Fin de vie » en fait partie. Dans beaucoup de familles, on se tait : par pudeur, par peur, ou pour protéger ceux qu'on aime. Pourtant, en quelques mois, la France a profondément changé la façon dont elle accompagne ses malades jusqu'au bout. Deux lois ont été votées cette année. La première, en mai, renforce l'accès aux soins palliatifs : soulager la douleur, accompagner le malade et ses proches, sans hâter la mort. Elle a été adoptée presque à l'unanimité. La seconde loi, promulguée en août après de longs débats, a créé un droit inédit : celui de demander une aide à mourir, sous des conditions très strictes. Celle-là divise profondément, jusque chez les soignants. Elle n'est d'ailleurs pas encore applicable : il va falloir attendre les décrets, a priori dans quelques mois, début 2027. Mais avant de parler de la loi, il faut regarder d'où l'on part. Et en Guyane, on part de loin. Selon le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, le territoire compte 17 lits de soins palliatifs. Rapporté à la population, c'est moins de la moitié de la moyenne nationale. D’autant que le territoire ne compte qu’une seule unité spécialisée (ouverte l'an dernier à Cayenne) et une seule équipe mobile pour toute la Guyane. Alors, concrètement, comment accompagne-t-on ici la fin de vie ? Et qu'est-ce que cette nouvelle loi va changer pour les malades, les familles et les soignants ? Pour en parler, Camille Cêtre est notre invité ce matin.
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