L'invité du 7h | 06 octobre 2026 | Denys Oltra
C’était hier matin, au lycée de Maripasoula, les élèves se sont rassemblés pour dénoncer leurs conditions d'étude. Au même moment, leurs profs débrayaient. On le rappelle, l'établissement a ouvert il y a à peine plus d'un an. Mais selon les syndicats, il manque déjà des surveillants, toujours pas d'infirmière, et certains postes de profs ne sont pas pourvus. Ces scènes (de lycéens qui expriment leur colère devant leur établissement), on en voit désormais un peu partout en Guyane. Depuis vendredi, de Saint-Laurent à Kourou en passant par l'île de Cayenne, une dizaine de lycées se sont mobilisés. Les élèves y dénoncent des salles sans clim, des toilettes sans porte ni savon, des bâtiments dégradés, des profs absents non remplacés. Un constat partagé par les enseignants depuis des années. On ne compte plus le nombre de débrayages, mouvements sociaux et communiqués de presse qui dans le fond répètent inlassablement les mêmes problèmes. D’où le fait que les syndicats enseignants ont rejoint le mouvement. Partout en Guyane, l'intersyndicale de l'éducation appelle elle aussi à la grève, à l'occasion de la journée nationale de mobilisation lycéenne. Alors élèves et enseignants, même combat ? Et surtout, qui doit leur répondre : l'État, qui fournit les profs, ou la CTG, propriétaire des lycées ? Pour en parler, Denys Oltra est notre invité ce matin.
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