L'invité du 7h | 13 octobre 2026 | Laurent Kelle
Il y a trente ans, sur la plage d’Awala-Yalimapo, les tortues luth venaient pondre par milliers. En 2023, on comptait une centaine de pontes à peine. Cette histoire est guyanaise, mais elle ressemble beaucoup à celle que raconte le rapport Planète Vivante du WWF, publié jeudi dernier. En un peu plus de 50 ans, les populations d’animaux sauvages suivies dans le monde ont diminué en moyenne de 73 %. Et c’est dans notre région, l’Amérique latine et les Caraïbes, que la chute est la plus brutale : moins 95 %. Pourtant, cette fois, le mot qui revient tout au long de ce rapport, ce n’est pas « catastrophe ». C’est « espoir ». Car derrière cette moyenne alarmante, il y a deux réalités. Oui une moitié des populations s’est effondrée. Mais l’autre moitié tient bon, ou repart à la hausse. Le tigre, la tortue verte, ou encore le thon rouge reviennent, là où des gens se sont battus pendant des décennies. Pour le WWF, ces retours ne doivent rien au hasard : ils suivent tous la même recette. L’ONG veut maintenant l’appliquer à grande échelle, et compte bien porter ce message dans six jours à Erevan, en Arménie, où s’ouvre la COP biodiversité. Alors, simple opération de communication, ou vraie méthode pour inverser la courbe ? Et la Guyane, où en est-elle ? Pour en parler, Laurent Kelle.
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